Le temps passe. Deux ans déjà.
Ce jour-là, au parc Henri-Bourassa.
Tu sais… il y a une enquête en cours… pour savoir qui a vu qui, qui a vu quoi, qui a vu comment.
Tu sais… il y a une enquête qui court… derrière l’angle, sous quel angle, dans quel angle.
Pour ainsi faire la lumière sur ta mort… brutale.
On va marcher de nouveau à Montréal-Nord.
La peur demeure toujours. La méfiance accompagne les pas.
Même s’il y a controverse, ta mémoire est un symbole de la lutte contre les différences.
Cette différence à tous.
Ta pensée m’attriste.
Avec crainte j’avance. Mon demain est incertain.
Et pour moi, ta mort restera un délit de faciès qui aurait dû être évité.
5 août 2010